Spring Up
sur une idée de Samuel Sighicelli et Benjamin de la Fuente
Une performance électro-instrumentale et dansée,
en forme d’hyper-remix du Sacre du Printemps
DESCRIPTIF
Le Sacre du Printemps (1912) d’Igor Stravinsky, œuvre emblématique de la modernité, impressionne encore par son invention sonore, sa dimension rituelle et sa puissance rythmique, résultant de la collaboration de Stravinsky avec le danseur Nijinski, dont le ballet marquera au même titre que la partition un virage esthétique majeur en son temps.
Deux dimensions du Sacre nous touchent particulièrement : le rituel et le printemps. D’un côté le sacré structurant le temps et l’espace, de l’autre l’éveil des sens et du corps produit par le déferlement des couleurs et énergies.
Bien au-delà d’un hommage, Spring Up (littéralement “jaillissement”) est pensé comme un hyper-remix, une exploration du monument au moyen d’oreilles, d’yeux et d’outils de notre temps. Une ré-appréhension active et créative, exaltée et sans concession du rituel centenaire.
Spring Up se déploie dans un espace de jeu ouvert et adaptable, enrichi d’un dispositif sonore et d’une création lumières. La danseuse et la percussionniste apparaissent scéniquement comme deux solistes, investissant particulièrement l’espace et la gestuelle. Les compositeurs-musiciens, plus en retrait, façonnent un environnement sonore, comme le bourdon sur lequel se déploie le chant.
Le quatuor traverse une grande forme en progression – une transformation d’un état vers un autre, dont les étapes sont calées sur les 14 tableaux du Sacre du Printemps. Échantillons sonores, motifs mélodiques, suites d’accords, empreintes rythmiques, gestes et couleurs orchestrales, etc… sont empruntés à l’œuvre de Stravinsky pour former un corpus de schèmes musicaux recyclés. Ils sont déclinés, polis, étirés, déstructurés ou déployés tout au long d’une partition supervisée par les deux compositeurs, en complicité avec les deux solistes. Le Sacre est ici une entité magnétique exerçant des forces gravitationnelles sur les performeurs.
Sans oublier que Le Sacre du Printemps est un ballet. Les célèbres chorégraphies qui l’ont épousées nous interpellent particulièrement par leur dimension rituelle. Il y a peut-être dans la présence de cette danseuse soliste l’idée d’un prolongement poétique et détourné de “l’élue”, personnage central du ballet de Nijinski. Ce travail d’imprégnation du Sacre dans le langage de la danseuse reste bien sûr à déterminer avec celle-ci.
Processus de création
Les axes de composition, le langage scénique et les outils numériques de traitement en temps réel seront développés lors d’une dizaine de résidences étalées de 2025 à 2028, avec tout ou partie de l’équipe.
Notre travail est régulièrement traversé par l’improvisation. Pour l’élaboration de ce projet nous aurons recours à l’improvisation dès les premières expérimentations et tout au long de la création, avant d’assumer une partition relativement fixe.
La chorégraphie sera créée par la danseuse elle-même.
Au-delà de la musique écrite ou fixée, ce qui concerne le plateau et la mise en espace sera pensé de manière collégiale, incluant aussi le.la créateur.rice lumière.
DISTRIBUTION
Composition originale de Benjamin de la Fuente et Samuel Sighicelli
en complicité avec Lou Renaud-Bailly
B. de la Fuente, violon préparé, mandocaster, machines, traitements électroniques
S. Sighicelli, sampler, claviers, machines, traitements électroniques
Lou Renaud-Bailly, percussions, machines
Danseuse Chorégraphe (en cours de distribution)
Max Bruckert, son et réalisation en informatique musicale
Création lumières (en cours de distribution)
Production déléguée : Sphota
Coproductions : en cour