MUE
de Benjamin de la Fuente et Samuel Sighicelli, en complicité avec Alexa Ciciretti
Une improvisation autour des « Sept Papillons » pour violoncelle solo de Kaija Saariaho
DESCRIPTION
MUE est le fruit d’une relation entre les Sept Papillons pour violoncelle solo de Kaija Saariaho, joués par Alexa Ciciretti, le violon improvisé de Benjamin de la Fuente et la mise en vibration d’un lieu particulier grâce à un système minutieux de spatialisation du son conduit par Samuel Sighicelli.
MUE ne joue pas tant sur la connivence entre ces trois entités, que sur la distance et les contrastes qu’elles peuvent générer entre elles. Une manière de donner à entendre autrement les Sept Papillons en les inscrivant dans une expérience musicale de 40 minutes où ils dialoguent avec le temps lent, la métamorphose et un environnement sonore électronique.
Pendant l’exécution des Sept Papillons, seul le violoncelle est à l’œuvre, aucun son ne perturbent l’écriture de Kaija Saariaho. MUE se construit surtout dans les intervalles, où les trois musiciens se retrouvent. Le violon se veut archaïque en scordatura, usant des ¼ de tons et d’un jeu brut, le violoncelle se détache de la partition sans l’oublier complètement, et les sons électro s’entrelacent aux instruments, donnant sa dimension immersive au concert.
MUE est une mutation, une lente transformation depuis un monde sonore où prédominent des mains et des archets virtuoses pesants sur les cordes et le bois, vers un monde où les sons perdent leurs aspérités et dont la présence fragile ne fait que souligner le mouvement d’un son, le parfum d’une note, le souvenir d’un geste. Un monde où il n’y a plus besoin de regarder pour écouter, où dominent l’ombre et la transparence.
Extraits audio :
DISTRIBUTION
Alexa Ciciretti, violoncelle
Benjamin de la Fuente, violon
Samuel Sighicelli, électroacoustique
Production déléguée : Sphota
Création du 8 au 11 juillet 2026 à la collection Lambert en Avignon, dans le cadre du festival Interférences créé par la Fevis.